Entries Tagged as 'cuisine d’ailleurs'

Mon totalement inauthentique gâteau de fromage blanc polonais

Pour tester la crème aigre achetée dans la liste « achats de foodista » j’ai refait mon gâteau au fromage blanc préféré
Cette recette de gâteau de fromage blanc « à la polonaise », je l’ai bidouillée à partir des indications de mon ancien docteur ashkénaze pour obtenir quelque chose de très proche du gâteau qu’on trouve chez Finkelsztajn à Paris.  J’ai des tas de raison de dire merci à mon docteur, et ce gâteau en est une excellente !

Sur la photo, le gâteau est encore plus inauthentique que d’habitude : en lieu et place du fromage blanc que je n’avais pas sous la main, j’ai utilisé une barquette de Philadelphia cream cheese qui me restait d’un voyage à Londres ainsi qu’une plaquette de 6 petits suisses, qui pesait en tout 360g.
Si vous utilisez du fromage blanc, de mémoire, il faut environ 1kg de fromage blanc en faisselle pour  obtenir 600g de fromage égoutté. [Read more →]

Mes premiers Parothas

Je n’ai pas fini de tester et expérimenter mes achats de foodista, aussi ai-je décidé d’intercaler mes comptes-rendus de tests avec des recettes faites entre-temps, histoire de varier un peu le contenu de ce blog. Voici donc mes premiers Parothas (ou parathas, ou barothas).

Je suis une authentique cuisinière givrée : un jour de pluie la semaine dernière, je n’avais pas le courage de sortir acheter le pain, alors j’ai fait des parothas, ces galettes feuilletées indiennes qui se mangent chaudes, réminiscence d’une virée dans un resto indien avec des copines blogueuses. [Read more →]

Spécial canicule : la citronnade tune

Késako ? Si vous n’avez jamais mis les pieds en Afrique du Nord, le nom doit vous sembler bien étrange. Il s’agit de la citronnade qu’on peut acheter chez les vendeurs de rues en Tunisie et qui d’après l’excellent blog « Crime et condiment« ,  est d’origine juive tunisienne. Et les juifs tunisiens s’appellent eux-même les Tunes (rien à voir avec la marque à la pomme tss tss…). Voili voilou, maintenant que vous avez l’explication, entrons dans le vif du sujet. [Read more →]

Un vrai cheesecake avec du Philadelphia cream cheese etc : est-ce que ça vaut le coup?

J’aurai pu intituler cette recette « du snobisme et de la réalité culinaire » : j’ai fait l’effort de faire un « vrai » cheesecake de foodista de la mort, avec du Philadelphia cream cheese, des digestives biscuits écrasés, bref avec tous  les ingrédients supposés indispensables et qui font le « plus » d’une recette dite authentique.
C’est un bon gâteau, certes, mais je ne suis pas plus convaincue que ça de la nécessité d’avoir les ingrédients originaux pour faire un authentique cheesecake.

Quelques explications avant la recette
Tout d’abord, en France, le Philadelphia cream cheese est hors de prix parce qu’importé, alors qu’on en trouve facilement dans n’importe quel supermarché belge ou italien. Vous lirez sur certains blogs que c’est indispensable pour faire un vrai cheesecake, alors qu’en réalité on peut très bien utiliser un fromage type »Kiri » ou « Samos 99″ à la place, pour un prix bien moindre. Pour ma part j’en avais rapporté d’Angleterre, en misant sur la très longue date de conservation.
Ensuite, j’ai acheté des biscuits McVitie’s à la superette du coin, mais hormis le fait qu’ils sont plus salés que les petits-beurre, ce sont de simples biscuits sablés. Et je suis très perplexe quant à l’intérêt de mixer des biscuits avec du beurre fondu pour étaler ensuite le mélange au fond d’un moule : ça nécessite autant de travail que de faire une pâte à tarte, et l’ajout de beurre à des biscuits qui en contiennent déjà n’est pas vraiment diététiquement correct.
Bref, je vous livre la recette telle que je l’ai faite et que nous l’avons dégustée, mais sentez-vous libre d’y apporter vos modifications et ingrédients de substitution sans aucun complexe.
Pour la réalisation, j’ai procédé sur 2 jours et servi le jour encore d’après, pour des raisons de tenue du gâteau et aussi d’organisation. Je vous conseille de faire de même, le résultat n’en sera que meilleur, pour zéro stress  au moment du service. [Read more →]

Salade de foies de volailles à la libanaise

Voici une petite recette pour l’été qui va peut-être enfin arriver.
J’espère reprendre un rythme de parution hebdomadaire pour mon blog, que j’ai dû délaisser pour pas mal de raisons, pas forcément marrantes. Enfin, après la pluie, le beau temps, et petite joie, j’ai le plaisir de rédiger ce billet sur un ordinateur tout beau tout neuf  :-)

J’aime bien les foies de volailles aromatisés à la mélasse de grenade, comme on fait au Liban. Si vous n’arrivez pas à trouver de la mélasse de grenade, remplacez par du vinaigre balsamique additionné d’une pincée de sucre.
Ici, je vous propose de les servir tièdes avec un peu de salade, mais il m’arrive aussi de les  préparer à l’avance et de les manger  à température ambiante, avec une tartine de pain. [Read more →]

Petits pains à la pomme de terre : potato bread rolls

Voici une seconde recette anglaise, tirée du livre « Easy British Cooking », que j’ai réalisée avec un restant de purée de pomme de terre qui dormait au frigo. Servi tiède avec du Stilton, comme sur la deuxième photo, c’était fort sympatique.
Ces pains se congèlent très bien et peuvent se servir tranchés et grillés pour le petit déjeuner.

Si vous voulez aller plus loin dans l’exploration de la cuisine british, vous trouverez en suivant les liens la recette des scones, de la clotted cream (réservé aux fous furieux), d’un fool aux groseilles et d’un flummery au cassis que j’avais publié il y a deux ans. [Read more →]

Yorkshire pudding

Comme promis, la recette du célébrissime Yorkshire pudding. A l’origine, on le cuisait en même temps que le rosbif, mais on le servait juste avant la viande.
Ce plat servait à caler les convives avant la viande, chère à l’achat, et cela permettait donc de faire des économies sur les quantités de rosbif servies. De nos jours, il sert plutôt à saucer le jus de viande et se présente le plus souvent sous forme individuelle.

Matériel nécessaire : un petit plat à four rectangulaire en métal ou un moule à muffins en métal

Ingrédients pour 6 personnes

275 ml de lait
2 œufs
125 g de farine
½ cuiller à café de sel
Graisse du rôti de bœuf, saindoux ou huile neutre pour graisser le plat

Réalisation
Préchauffer le four à 230°C. Verser la farine et le sel dans un saladier. Creuser une fontaine au milieu, ajouter le lait et les œufs battus, bien mélanger.
Graisser abondamment le plat ou les alvéoles du moule à muffins avec le corps gras choisi. Enfourner le plat graissé, mais vide pour 4 à 5 min, le temps de faire fondre le gras et de chauffer le plat. Sortir alors le plat du four en prenant soin de ne pas se brûler et le remplir avec la pâte. Attention, il risque d’y avoir des projections vu que le plat est très chaud ! Enfourner et laisser cuire 15 min pour le moule à muffins et environ 35 min pour le plat rectangulaire. Le Yorkshire pudding va monter comme un soufflé.
Servir dès la sortie du four en accompagnement du rostbeef, avec le jus du rôti.

Attention aux points suivants :
Ne pas utiliser de beurre pour graisser le plat, il va brûler et noircir, et les puddings seront tout tachetés de noir. Il faut impérativement utiliser un corps gras résistant à haute température

De même éviter l’emploi de plat en porcelaine ou céramique, ils risquent de casser au moment de verser la pâte dedans, en raison du choc thermique

Il faut compter l’équivalent d’une cuillerée à soupe de gras par personne pour ce plat : la pâte est en même temps légèrement frite et cuite au four, c’est ce qui donne au Yorkshire pudding sa texture particulière

Le Yorshire pudding sert à saucer la « gravy », la sauce anglaise classique réalisée avec le jus et le gras du rôti, des oignons, du bouillon de bœuf, le tout épaissi avec un peu de Maïzena. Personnellement, je préfère simplement détendre le jus du rôti avec un peu d’eau.

Source :
Traduit et adapté de « Easy British Cooking », éditions Ryland, Peters & Small

Par le petit frère : Le Katsu Curry, miam !

La grande sœur étant sans internet, le petit frère que je suis en profite pour squatter le blog et vous proposer de temps en temps, quelques billets. Avant de se lancer dans le vif du sujet de cette recette, sachez que j’ai passé une partie de ma jeunesse à faire le marmiton de ma sœur (aaah son fouet.. non, pas celui de cuisine…) , et que je n’ai pas 1 millionième des talents de celle-ci… sauf que moi, je sais faire la purée mousseline et les pizzas surgelées !

Bref, dès fois je fais de la cuisine, surtout depuis le début 2010. J’ai du retard sur ma sœur, allons de l’avant et cuisinons !

Donc pour ma recette que je publie dans cet antre de la cuisine de haut vol, je vous propose le Katsu Curry japonais. Recette familiale, pas trop compliquée, pas trop longue à faire, pas des plus raffinée, mais qui sera bien plaisante pour les soirs d’hivers où l’ont ne sort pas les nains de jardins de peur qu’ils ne s’enrhument.

Cette recette se trouve un peu partout sur le Oueb, Gougueule vous donnera une pléthore de liens, bien souvent tirés de la même recette au passage. Je vais surtout vous ajouter mes quelques petits commentaires, mais aussi vous préciser que je tiens à reproduire une recette que l’on peut savourer au Naniwa Ya, restaurent située rue Saint Anne à Paris. Si vous êtes à Paris, sacrilège si vous n’y êtes pas encore allé une fois ! Étant à Bordeaux, je n’a pas le choix que d’essayer de faire mon propre Katsu Curry !

Les ingrédients, pour deux personnes :

  • Du riz rond japonais (de préférence)
  • Environ 60g de curry japonais
  • Un petit oignon
  • Une petite carotte
  • Une petite pomme de terre
  • 500 ml d’eau
  • Si vous avez, un petit peu de bœuf
  • Deux cotes de porc bien tendres et bien fraiches
  • De la farine à Tempura
  • De la chapelure japonaise
  • Un œuf
  • Du gingembre en saumure ou des prunes en saumures

Quelques remarques sur les ingrédients et ou les trouver :

  • Le choix du curry est important. Il y a bien sur beaucoup de curry différents, j’ai opté pour le curry japonais, différent des autres je trouve. J’ai opté pour du moyen fort. Le moyen est trop doux. Ma femme n’aimera pas un curry plus fort par contre. Voici celui que j’utilise : Mild Strong Golden Curry. Il est conditionné en barres, j’en prends trois pour faire mon Curry.
  • Pour la carotte, la pomme de terre et l’oignon, choisissez en des petits. Très même. Ils sont la pour compléter la sauce au curry, et ce ne sont pas vraiment des légumes d’accompagnements. ils sont la pour accompagner la sauce.
  • Pour le riz rond, j’achète du japonais, mais bon, n’importe quel riz rond fera l’affaire je pense.
  • Je prends souvent des cotes de porc sans os, mais surtout, je garde bien le cœur de la côte. J’enlève tout ce qui est autour, ainsi que le gras.
  • Si j’ai sous la main un morceau de bœuf, j’en rajoute dans la sauce. C’est le cas au Naniwa Ya. Il n’en faut pas beaucoup, environ un cube de 2cm³ coupés en petits morceaux. Comme les légumes, c’est pour accompagner la sauce.
  • Pour la farine, j’ai toujours fait avec de la farine classique, ça marche très bien pour le porc pané, mais j’ai essayé avec de la farine a Tempura, la qualité du pané n’a rien à voir ! Bref, j’opte que pour ça maintenant.
  • La chapelure japonaise est pratique, car elle est prête à l’emploi. Une chapelure fine a Tempura fera l’affaire. Des biscottes broyées feront l’affaire, mais le résultat ne sera pas le même !

La recette :

  • Préparer votre riz gluant. J’en fais deux cups au rice cooker. L’appareil se trouve dans les 15 euros et fait un super boulot. Bien pour les faignants comme moi. Gougueule vous trouvera plein de site qui expliques comment le faire à la main.
  • Coupez en petits cubes (moins d’un cm de côté) votre carotte, votre pomme de terre et émincez votre oignon.
  • Dans une poêle ou un fais tout, mettez un fond d’huile et faites dorer les légumes et les petits bouts de bœuf.
  • Une fois les légumes cuits, rajoutez l’eau puis le curry. Agitez constamment pendant quelques minutes de façon à ce que le curry fonde. Attention, des gros morceaux peuvent rester par-ci par-la. Puis laissez réduire en mélangeant régulièrement, le curry ayant tendance à former un « peau » en surface.
  • Attendrissez le porc, de façon à le rendre moins épais (6-8 mm environ)
  • Pendant ce temps, mettez dans des assiettes la chapelure, la farine (salée et poivrée légèrement) et l’œuf battu en omelette. passez le porc dans la farine, puis dans l’œuf, et enfin dans la chapelure. Enlevez l’excédent à chaque fois.
  • Dans votre friteuse adorée et réglée à 180° environ, plongée le premier porc pané pour le cuire, environ 5 min. Il faut que la chapelure devienne dorée et pas orange marron sinon c’est cramé ! J’ai tendance à retourner le porc au milieu de la cuisson.
  • A la fin de la cuisson, épongez l’excédent d’huile sans vous bruler, puis coupez le porc pané en bandes d’1 cm de large.
  • Dans une assiette, placez le riz d’un côté, le porc pané de l’autre côté, puis le curry et ses légumes au milieu… mais pas trop sur le riz !
  • Rajoutez si vous avez le gingembre ou la prune en saumure.
  • Dégustez !

Remarques diverses :

  • Pour la prochaine fois, je ferai cuire à l’eau avant la pomme de terre et la carotte. Ils font qu’ils soient fondant. En général, la pomme de terre est un peu fondante, mais la carotte est trop croquante à mon goût.
  • J’ai tendance à ajouter aux légumes et au bœuf les petits bouts de porc que j’enlève autour du cœur de la côtelette, histoire de ne pas jeter.
  • Pour couper le porc pané en tranches sans casser le pané, prenez un couteau bien coupant et cranté, et coupez en faisant des allers-retours rapides, un peu comme si vous étiez un couteau électrique :) La farine a Tempura aide à avoir un pané qui tient mieux.
  • Vous pouvez mélanger le Curry et le riz, mais normalement, ça ne se fait pas, le riz étant la pour atténuer le piquant du curry lorsque l’on mange.

Voilà pour ma première recette que je publie. Je précise que je me suis inspiré de diverses recettes du web avec mes petites modifications. Critiques et remarques les bienvenues !

Mardi Gras aux Iles Samoa : beignets fourrés à la noix de coco

Avez-vous déjà reconstitué la recette d’un plat que vous n’avez jamais goûté, ni même jamais vu en photo ? C’est ce qui m’est arrivé avec cette recette de beignets. J’ai lu la demande de The polynesian kitchen, qui cherchait la recette des « beignets allemands des Samoa, fourrés à la noix de coco ».
Un lecteur du blog en question a donné une recette, mais il s’agissait de petits pains cuits au four. Intriguée, j’ai farfouillé sur le net, et appris que ces beignets dataient de l’occupation allemande des îles Samoa. J’ai donc supposé qu’il s’agissait de ce que nous appelons les « Boules de Berlin » mais fourré à la noix de coco.
La curiosité aidant, j’ai surmonté mon aversion pour la friture et préparé ces beignets en m’inspirant de ce qui avait été indiqué sur The polynesian kitchen. Et j’ai obtenu des beignets moelleux et parfumés, pas gras du tout, avec un petit goût d’ailleurs. Si un lecteur ou une lectrice des Samoa veut bien me donner son avis sur la recette, ça serait super !

Je vous donne donc ma version ci-dessous et j’en profite à mon tour, pour lancer un appel : « Quelqu’un aurait une bonne recette de firi-firi, testée et approuvée? ». Ce n’est pas la peine de me donner ce qu’on trouve sur le net, j’ai déjà testé, ce n’est pas terrible. Mauruuru à qui me donnera la recette de sa maman, sa tatie ou sa sœur, pour les petits déjeuners du dimanche ! [Read more →]

Ebelskiver (ou Aebelskiver) au Nutella

Les Ebelskiver sont des petits crêpes en forme de boules d’origine danoise. Le fourrage au Nutella n’est pas vraiment traditionnel, mais c’est bon ! Pour pouvoir les faire, il faut une poêle spéciale garnie d’alvéoles.
Si la recette vous tente et que l’achat d’une poêle spéciale vous rebute, sachez que vous pourrez utiliser celle-ci pour faire des Takoyaki japonais (crêpes salées, et fourrées avec du poulpe, de la ciboule et du gingembre mariné) ou bien des Poffertjes hollandais.
Pour info, j’ai trouvé la mienne dans le magasin « Paris store » du centre commercial des Olympiades dans le 13ème arrondissement (Paris). Vu également une poêle à Poffertjes aux Galeries Lafayette Maison. On peut aussi trouver des plaques à Takoyaki en vente.sur le net, mais il faut fouiller.

Mon frère et ma belle-sœur adorent la culture japonaise et m’on demandé une poêle à Takoyaki pour Noël, ce qui me donne un bon prétexte pour leur proposer une autre utilisation avec cette recette :-) [Read more →]