Avant de vous expliquer comment faire son extrait, je vous ai fait un topo général sur la vanille.

Acheter les précieuses gousses à bon prix :
Je ne sais pas si vous avez remarqué à quel point les gousses de vanilles coûtent un prix prohibitif quand on les achète en supermarché. Une malheureuse gousse anémique coûte….3000€ le kilo quand on l’achète à la pièce, alors qu’un kilo de vanille tahitienne de premier choix en coûte environ 300€. Vous allez me dire que vous n’avez pas besoin d’un gros kilo de vanille. Certes. Mais à mon avis si on se réunit à plusieurs pour un achat groupé, cela devient très intéressant.
Pour information, suivant le calibre on aura 25 à 30 gousses pour 100g de vanille. Et quand la vanille est moins chère, par expérience, on en consomme beaucoup plus !
Et en ce qui me concerne, j’avais ramené 600g de vanille quand je suis allée à Tahiti et un an plus tard, il m’en reste environ 200g… J’en ai offert autour de moi et concocté pleins de petits plats aussi bien salés que sucré, parfumés à la vanille.
Si vous voulez faire pareil pour pouvoir vaniller tous vos plats, pas besoin d’aller à Tahiti, vous trouverez sur internet plusieurs sites spécialisés dans la vente en gros ou demi-gros où vous pourrez acheter ne serait-ce que 100g. J’ai acheté de la vanille malgache ainsi, sans aucun problème, et d’une qualité très très supérieure aux ersatz de supermarché. Je ne ferai pas de pub pour un site particulier, à vous de décider si vous voulez de la vanille Bourbon ou de la vanille Tahitienne

Les différentes variétés de vanille
La plus connue est la vanille Bourbon (vanilla planifolia), qu’on cultive à la Réunion et à Madagascar. C’est la plus connue, et certainement celle dont le goût est inscrit dans votre mémoire gustative.
La vanille de Tahiti (vanilla tahitensis), ma préférée : moins chargée en vanilline que sa cousine de l’Océan Indien mais avec une gamme aromatique unique, très profonde. C’est ma vanille de fête, que j’utilise pour des plats qui sont pour moi chargé de sens. J’utilise aussi celle de Madagascar (la Bourbon) dans ma cuisine courante. La Papouasie- Nouvelle Guinée cultive également la variété tahitensis
La vanille du Mexique : j’ai goûté sur place, je n’ai pas été convaincue. La vanille a beau être native du Mexique, je pense que les méthodes de culture et de séchage ne doivent pas être optimum, la qualité n’est pas au rendez-vous
On trouve aussi de la vanille aux Comores, aux Antilles et certainement ailleurs mais je n’en ai jamais goûté. Letitia en rapporte de Nouvelle Calédonie


Utiliser et conserver la vanille, recycler des gousses déjà utilisées
L’idéal est de conserver les gousses dans une boite hermétique, opaque à la lumière et à l’humidité dans un endroit ni trop chaud, ni trop froid. Les miennes reposent dans une boite en plastique, dans l’obscurité d’un placard. Bien entreposée, la vanille peut se conserver plusieurs années sans sécher ni perdre son arôme.
Contrairement à une légende très répandue, il n’y a pas que les graines qui donnent de l’arôme, l’écorce également : une gousse de bonne qualité, non fendue, peut être utilisée 4 fois, après rinçage et séchage. Pensez-y quand vous faites une crème anglaise.
Une fois lavée et séchées que faire des gousses, fendues ou non? : les mettre dans la boîte de sucre en poudre : 15 jours après, vous obtenez un joli kilo de sucre vanillé.
Faire un rhum arrangé à la vanille, et oui !
Fendre entièrement les gousses utilisées et épuisées pour les laisser sécher à l’air libre 3-4 jours pour les faire durcir. Elles serviront ensuite à décorer un gâteau ou un plat salé
Et enfin (ça va, vous avez tenu jusque là?) faire son extrait de vanille maison.

Il y a trois options possibles :
Faire macérer les gousses uniquement dans de l’alcool : utiliser du rhum blanc
Faire un mélange sucre/alcool (c’est ce que je fais) : préparer un mélange avec ¾ de sirop de canne et ¼ de rhum blanc pour y mettre les gousses
Faire macérer uniquement dans du sirop de canne : c’est la moins bonne option, mais elle conviendra à ceux qui ne consomment pas d’alcool.

La méthode :
Trouver un bocal hermétique à la lumière avec un bon couvercle. Pour 1 demi-litre d’extrait, placer une gousse entière, fendue, et jamais utilisée auparavant, de bonne qualité. Elle servira de base aromatique en début de macération, pour pouvoir avoir rapidement de l’extrait sous la main. Ajouter 12,5 cl de rhum blanc et 37,5 cl de sirop de canne. Ajouter ensuite, au fur et à mesure de l’utilisation de vanille dans vos plats, les gousses à recycler, simplement rincées. Prévoir au moins un mois d’attente avant que l’extrait ait pris le goût de vanille. Plus le temps de macération est long, plus l’extrait est parfumé.
Mon bocal a 6 mois, et il doit y avoir une vingtaine de gousses qui barbottent à l’intérieur. Au fur et à mesure de l’utilisation, je rajoute un peu de rhum et de sirop de sucre pour ne pas faire baisser le niveau de mes réserves.

Si vous êtes en panne d’idées, quelques recettes avec de la vanille : brochettes de Saint-Jacques à  la vanille et au lait de coco, pain coco à la vanille, po’e banane, confiture de patates douces, pasteis de Belém, macarons à l’hibiscus et au tamarin, vanille de Tahiti

Et placée dans un joli flacon comme sur la 1ère photo, ça fait une jolie idée de cadeau gourmand pour les fêtes. Je joins mon petit flacon à  la corbeille préparée par Requia et Cathy

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