Concha, en espagnol, ça veut dire coquillage. C’est comme ça qu’on appelle les coquilles St-Jacques, et c’est aussi le nom de ces petites brioches mexicaines parfumées au zeste d’orange. Ayant fait un petit tour au Mexique au mois de mai, j’ai eu envie de refaire ce que j’avais vu là-bas. A faire sur deux jours pour avoir une brioche bien levée et moelleuse. [Read more →]
Je suis allée faire un tour dans le Yucatan au mois de Mai, pour suivre des cours d’espagnol et de cuisine mexicaine.
Je voulais initialement publier des recettes mexicaines sur mon blog, et j’ai finalement partiellement renoncé. Pourquoi ?
Tout d’abord, parce que je crois que c’est très difficile de rendre l’authenticité d’une cuisine et d’une culture quand on ne baigne pas vraiment dedans, et je n’aurai pas la prétention de vraiment connaitre la cuisine mexicaine avec seulement 3 semaines de séjour sur place.
Ensuite, de retour en France, j’ai été confrontée à un vrai problème pratique : les ingrédients. En effet, les mexicains cuisinent une variété de piments incroyable, et malheureusement les plus courants n’existent pas chez nous.
J’ai écumé les supermarchés asiatiques, les épiceries africaines et antillaises et…rien, hormis le piment habanero. Mais même celui qu’on trouve ici est différent de celui mexicain. De même c’est très dur de trouver de la farine de maïs nixtamalisée (masa harina) pour préparer les tortillas, et bien qu’en France nous ayons plus de 365 variétés de fromage, nous n’avons pas l’équivalent de ceux les plus courants au Mexique. Pour ne pas vous laisser sur votre faim, je vous renvoie sur deux blogs bien mieux documentés que le mien, celui deLaurange, qui nous a fait partager sa vie au Mexique côté cuisine, et celui de La Chipilina, qui est guatémaltèque et qui vit à Paris. L’une comme l’autre proposent des substituts et des adaptations quand on ne vit pas sur place.
J’aurai quand même une petite contribution personnelle : 3 recettes, celle de la Sopa azteca, un grand classique, une autre de lentilles aux bananes plantain, réalisable ici, et pour commencer, je vous proposerai de faire des Conchas, de jolies viennoiseries mexicaines en forme de coquillages. Et un peu plus tard, la méthode pour réaliser de vraies tortillas. Oubliez les cochonneries pseudo mexicaines qu’on vous propose au rayon mexicain des supermarchés, ça n’a rien, mais absolument rien à voir avec d’authentiques tortillas !
Et pour vous faire patienter, voici une petite sélection photo de plats mexicains, réalisée là-bas.
Après la sauce tomate de Giovanna, voici un autre classique italien, à faire en fin de saison, quand on a des tomates dans son jardin, ou bien quand on a trouvé un lot à un prix défiant toute concurrence, à la fin du marché. On peut aussi faire ses tomates séchées avec des tomates cocktail ou des tomates cerises, pour utiliser en tapas ou sur des canapés.
Je ne donne pas de proportions, il n’y en a pas, c’est en fonction de la taille des plaques à pâtisserie. Prévoir des herbes aromatiques (origan, romarin, thym et laurier) en plus des tomates, et de l’huile d’olive.
Réalisation :
Préchauffer le four à 100°C. Laver les tomates et les couper en quartiers. Enlever les pépins et l’intérieur de chaque quartier à l’aide d’une petite cuiller. On peut récupérer tout ça pour faire une sauce, ou pour compléter les légumes mis à cuire dans une soupe.
Tapisser une plaque à pâtisserie (ou plusieurs, si on a un four à chaleur tournante) de papier cuisson. Disposer dessus les quartiers de tomates bien séparés les uns des autres, côté peau vers le bas. Saupoudrer de sel et d’une pincée de sucre.
Enfourner pour 3-4 heures, et laisser refroidir dans le four éteint. Je prépare mes tomates vers 19h, et j’éteins le four au moment de me coucher. Je récupère les tomates dans le four le lendemain.
Ranger les tomates dans un bocal en verre hermétique, en alternant avec une branche de romarin, de thym, d’origan et de laurier. Recouvrir d’huile d’olive. Conserver au frigo jusqu’au moment de consommer, et compter au moins 3 semaines, le temps que les saveurs se mêlent. Ça se garde facilement un an au frigo.
Comme promis, voici la recette de la sauce tomate de Giovanna. Giovanna est la mère d’une de mes amies, perdue de vue depuis un moment, mais qui m’avait donné cette recette, simple et bonne. Idéale pour assaisonner les spaghetti, authentiquement italienne, elle se prépare en deux temps trois mouvements, mais nécessite bien 40 min de cuisson.
Pour 4 personnes Ingrédients
1 petite boîte de tomates pelées (400g)
1gousse d’ail
3-4 branches de basilic
1 cuiller à soupe d’huile d’olive
sel, poivre
1 pincée de sucre
Réalisation
Peler et hacher la gousse d’ail, laver le basilic, ouvrir la boîte de tomates pelées. Faire chauffer l’huile d’olive à feu moyen dans une petite casserole. Sortir une à une les tomates pelées de la boîte, et les écraser entre les doigts au-dessus de la casserole, pour ne pas perdre le jus. Ajouter les tomates concassées au fur et à mesure dans la casserole. A ce stade, une personne normalement constituée éprouve le besoin de se laver les mains. Donc, se laver les mains et revenir de sitôt vers la casserole. Touiller si nécessaire. Ajouter l’ail haché et les feuilles légèrement déchirées de deux branches de basilic dans la casserole. Le reste du basilic servira au moment du service. Touiller, ajouter le jus resté dans la boîte de tomate, saler et poivrer, ajouter la pincée de sucre. Porter à ébullition, puis baisser le feu au maximum, et laisser compoter 40 min environ. Goûter et rectifier l’assaisonnement si nécessaire.
Ajouter le reste de feuilles de basilic ciselées dans la sauce, et servir avec des spaghetti, saupoudrés d’un peu de parmesan râpé.
Attention : ne pas utiliser de tomates en conserve déjà concassées. Elles sont acides et ne donnent pas de bons résultats. Mieux vaut se salir les doigts, c’est le seul effort nécessité par cette recette…
Julie a parcouru tous les pays qui bordent la Méditerranée pendant un an à bord d’une camionnette, et dans chaque pays, elle échangeait un objet avec une personne rencontrée puis à chaque nouvelle rencontre, elle échangeait à nouveau l’objet donné contre un autre. [Read more →]
Chose promise chose due, voici la méthode pour faire soi même la délicieuse crème caillée qu’on tartine sur les scones du Devon, quand on ne peut pas sauter dans l’Eurostar pour faire ses courses à Londres. Attention, c’est réservé uniquement aux drogués de la clotted cream : avec 1 litre de lait, on obtient à peine de quoi tartiner 6 malheureux scones.
J’ai testé plusieurs recettes qui traînaient sur le web : faire chauffer du lait cru sans le faire bouillir pendant deux heures (impossible sur un feu direct) cuire de la crème crue au bain-marie pendant deux heures (immonde, on obtient de la crème aigre, à éviter absolument) et enfin, la bonne méthode, la cuisson du lait cru au bain marie.
C’est facile, mais il faut suivre rigoureusement la méthode de A à Z et impérativement utiliser du lait cru. Ce qui implique une hygiène parfaite et des ustensiles impeccablement propres.
A préparer 2 jours avant de faire ses scones.
Pour 2 personnes, il faut 1 litre de lait entier cru.
La veille de la cuisson,verser le lait dans un grand saladier supportant la chaleur. Entreposer au moins 12 heures au frigo. La crème contenue dans le lait va remonter à la surface. Si vous avez, utilisez un plat à teurgoule, c’est ce qu’il y a de mieux pour faire ça. Le lendemain, préparer le bain-marie en versant de l’eau dans une casserole sur laquelle on peut emboîter le saladier : le fond de celui-ci ne doit surtout pas toucher l’eau, mais il doit y avoir suffisamment d’eau pour deux heures de bain-marie. J’ai fait des essais de casserole et de saladier avant de mettre mon lait au frigo, pour ne pas avoir de mauvaise surprise.
Faire bouillir l’eau. Quand elle bout, baisser le feu sous la casserole, et poser le saladier dessus. Laisser cuire deux heures sans jamais remuer le lait. Au terme de la cuisson, toujours sans remuer le lait, poser le saladier dans l’évier rempli d’eau froide et additionné de glaçons pour refroidir rapidement le mélange. Une fois tout cela refroidi, prélever la clotted cream à la surface à l’aide d’une écumoire. Entreposer au frigo dans une boîte hermétique.
Il vous restera environ ¾ de litre de lait écrémé : vous pouvez utiliser une petite partie pour faire vos scones, et le reste pour ces petites crèmes au citron.
En France, le lait est homogénéisé : il faut donc obligatoirement du lait cru pour pouvoir récupérer la crème. On en trouve chez les fromagers et depuis peu dans les magasins bio. J’ai acheté le mien dans un magasin Naturalia, et j’ai eu du bol, c’est du lait de vache de Jersey, une race de vache qui produit du lait à 40% de matière grasse.
Voici la suite de la série de recettes anglaises que j’ai commencé à publier (autres recettes ici etlà). En prévision de l’automne et des premiers frimas, j’ai choisi de vous présenter les scones, un des rares classiques de la cuisine britannique à être connu et apprécié outre-manche.
J’aime les scones comme on les présente pour le Devon cream tea: on tartine les scones tout chauds de « clotted cream » et on ajoute de la confiture de fraises (et en plus on met du beurre). Comme je déteste le goût des fraises cuites, je les ai remplacées ici par des framboises, surgelées certes, mais de mon jardin. [Read more →]
Aujourd’hui je vous présente un classique de la cuisine italienne, le Vitello Tonnato. C’est un plat originaire du Piémont, et Pellegrino Artusi, auteur culinaire transalpin et illustre du 19ème siècle en fait déjà mention.
Traduit littéralement ça donne quelque chose comme « Veau thonné » ce qui n’est pas vraiment glamour. On pourrait intituler ce plat : Veau à la crème de thon, anchois et câpres pour faire plus chic. Simple et bonne, c’est la recette idéale pour recycler les restes d’un rôti de veau froid. On peut la servir à l’italienne, en secondo piatto après des pâtes, ou en petite entrée froide, au repas du soir avec une petite salade, au choix. Attention, en Italie, on classe le vitello tonnato en hors-d’œuvre !
La recette originale propose de braiser un rôti de veau uniquement pour faire la recette (en hors-d’œuvre, je vous le rappelle), et d’utiliser le fond de cuisson pour obtenir une consistance crémeuse mais vu le coût prohibitif du veau, je vous propose ma version spécial récup’ [Read more →]
J’ai réalisé il n’y a pas longtemps un gazpacho pour un pique-nique. Ca devait faire au moins 15 ans que je n’en avais pas fait et pour me remettre les choses en mémoire, je suis allée mettre le nez dans mon bouquin de cuisine andalouse : « Cocina andaluza » d’Ana Maria Calera et là, pas moins de 8 recettes de gazpacho ! Pour faire le mien, j’ai pioché un peu partout et donc voilà pourquoi il s’agit d’un remix.
A faire pour profiter des derniers jours de l’été (si vous avez de la chance) ou à mettre de côté pour l’année prochaine.
Pour environ 1,5 litre de Gazpacho
Matériel spécifique : un blender (de préférence), ou un mixeur
Ingrédients
6 tomates bien mûres
1 concombre
1 poivron rouge
1 oignon doux
1 gousse d’ail
1 tranche de pain rassis mise à tremper dans l’eau (type pain de campagne avec une mie serrée)
1 cuillerée à café de paprika
1 cuillerée à soupe de mayonnaise
1 cuillerée à soupe de vinaigre de Xéres (ou autre, mais pas de balsamique)
1 cuillerée à soupe d’huile d’olive de bonne qualité
sel, poivre
eau
Pour servir : concombre et poivron coupés en petits dés, pain grillé coupé en cubes
Réalisation :
Inciser les tomates en croix, les plonger dans l’eau bouillante quelques minutes pour pouvoir les peler facilement. Peler les tomates, peler le concombre, éplucher l’ail et l’oignon, enlever les pépins et la queue du poivron. Couper en gros morceaux, et mettre le tout dans un mixeur ou un blender avec la tranche de pain bien essorée. Mixer. Ajouter le paprika, l’huile, le vinaigre et la mayonnaise, mixer à nouveau. Si le mélange est trop épais, ajouter de l’eau et mixer à nouveau. Passer le tout au tamis ou au chinois, diluer avec de l’eau pour obtenir la consistance désirée, saler, poivrer et mettre au frais au moins deux heures.
Servir dans des bols avec les dés de concombre, de poivron et de pain que chacun ajoutera à sa guise dans son assiette.
Les quantités de vinaigre et d’eau sont à adapter en fonction du goût personnel. La version que je donne est assez douce en vinaigre, donc assez passe-partout.
Le plus fastidieux c’est de tamiser le gazpacho. Quand j’étais petite, on pouvait trouver en Espagne un gazpacho assez vert. Le goût français tirant plutôt vers le rouge, je vous propose une version avec des poivrons rouges, les recettes de mon bouquin proposent plutôt d’utiliser du poivron vert.
Source : traduit et adapté de « Cocina andaluza » d’Ana Maria Calera, éditions Everest 1990 (6ème édition)
Sur la base des bons vieux oeufs au lait, ces petites crèmes m’ont permis de liquider ½ litre de lait écrémé.
Donc pour ½ litre de lait il faudra en plus 3 œufs, le zeste râpé d’un citron bio, 70 g de sucre. Avec ça, on remplira 4 grands ramequins ou 6 petits
Commencer par préchauffer le four à 180°C et faire chauffer de l’eau pour le bain marie.
Ensuite, casser les œufs dans un saladier, ajouter le sucre et bien mélanger au fouet. Ajouter le lait froid et le zeste de citron râpé, mélanger à nouveau. Ensuite, pour de petites crèmes sans croûte sur le dessus, procéder comme suit : filtrer la crème à l’aide d’une passoire fine pour enlever l’écume, et remplir à la louche de petits ramequins (les miens sont en fait des tasses à thé chinoises). Disposer les petits ramequins dans un grand plat à four (creux), et verser l’eau chaude dans le plat. L’eau doit arriver environ à mi-hauteur des ramequins. Recouvrir d’un papier aluminium (toujours pour éviter la croûte) et enfourner. Baisser la température du four à 150°C. et cuire environ 40 min. Vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau ou une aiguille à tricoter en métal qui doit ressortir propre de la crème. Sortir les ramequins du bain-marie (attention aux brûlures) et remettre la feuille d’alu dessus jusqu’à ce que les crèmes soient refroidies. Mettre au frais jusqu’au moment de déguster.
On aura un résultat plus onctueux avec du lait entier, mais voilà, il était écrémé mon lait à moi…
Crèmes sans croûte : toujours filtrer l’écume une fois qu’on a mélangé tous les ingrédients et ensuite cuisson à couvert sous un papier alu, et refroidissement à couvert également.