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Homard grillé à la façon d’Olivier Roellinger et salade tiède de salicorne aux oignons doux

homard cuit © cocineraloca.fr

Chose promise, chose due, voici le premier plat d’un repas mémorable : nous étions à Caen chez ma maman, avec Janis, une amie américaine que ma mère n’avait pas vue depuis 20 ans. Pour l’occasion, ma mère a acheté des homards à la criée, à charge pour moi de les préparer.
J’ai choisi une recette que j’avais déjà testée, le homard grillé sous le feu d’Olivier Roellinger. Je l’ai accompagnée d’une salade de salicorne aux oignons doux et à la crème. Nous avons fini par un entremets aux pêches blanches et aux fruits rouges, le tout dans le jardin, à la tombée du soir. [Read more →]

Comment endormir un homard : mythe et réalité

homard ©cocineraloca.fr

Il y a une légende vivace concernant cette brave bébête, qui je crois a été inventée et répandue par des individus qui n’ont jamais eu à trucider un homard : il faudrait le laisser quelques instants au freezer ou au congélateur pour « l’endormir » avant de le faire passer de vie à trépas dans une casserole d’eau bouillante. C’EST FAUX. Au mieux la bestiole va se mettre à gambader à l’intérieur, au pire (si on l’oublie trop longtemps) elle va mourir congelée. Bof. Et ne me racontez pas de bobards, j’ai testé. Il y a très, très longtemps, avant de devenir serial killeuse de homards.

homard2 ©cocineraloca.fr

En exclusivité pour ceusses qui auront la chance de voir passer la bestiole à portée de casserole voici le vrai truc qui marche, avec la preuve ici en images. Vous avez le droit de rigoler, mais pas celui de douter : je n’ai pas fumé la moquette : ÇA MARCHE et avec les tourteaux aussi. Il suffit de caresser le homard derrière les yeux, et hop ! il se calme…. Chut !! L’eau est bouillante, il est prêt pour le bain…
Pour info, la saison des homards vient de s’achever, ceux qu’on trouve à Noël proviennent de viviers. Pensez-y l’année prochaine, de ce côté-ci de la planète, c’est fin juin qu’il est le moins cher.

La suite bientôt avec les recettes d’un repas d’anthologie : homards cuisinés à la façon d’Olivier Roellinger, salade de salicornes à la crème, entremets aux fruits des bois et aux pétales de roses.

Les photos ont été réalisées par ma maman.

Variations sur une terrine de poisson

terrine de poisson ©cocineraloca.fr

J’aime bien les terrines de poisson. Faciles à préparer, elles font aussi bonne figure pour une entrée raffinée que pour un pique-nique. Versatiles, elles peuvent complètement changer de goût et de texture en modifiant simplement deux ou trois ingrédients. Voici celle que j’ai faite pour un pique-nique et en fin de recette, tout un tas de conseils et de suggestions pour que vous expérimentiez vos propres métamorphoses. [Read more →]

Trop fière !

bougainvilliers ©cocineraloca.fr

Non je n’ai pas réalisé le « meilleur gâteau du monde », « des biscuits meilleurs que le pâtissier » et je ne vous propose pas « une tuerie ». D’une part, je pense que ce n’est pas à moi de décider de la qualité de mes réalisations, mais plutôt à mes lecteurs ou testeurs, l’idée de s’auto proclamer déesse (ou dieu) de la cuisine me gène et surtout, je déteste ce mot « tuerie » qui évoque les massacres et le meurtre et que je vois fleurir sur les blogs pour qualifier la cuisine. Je trouve ça triste et déplacé. Pourquoi ne pas employer d’autres qualificatifs, la langue française en est truffée : un délice, un ravissement du palais, un plaisir, une gourmandise à tomber en pâmoison (ça c’est pour un petit côté 18ème siècle), un plat succulent, une réussite gastronomique etc…

De quoi suis-je donc fière alors ? De quelque chose dont je ne suis absolument pas responsable mais qui me ravit : mon bougainvillier est en fleurs :-)

J’habite à Paris dans un appartement et cette floraison n’était pas vraiment gagnée, mon bougainvillier est tout petit petit dans un pot encore plus petit. Voici donc une photo pour vous offrir quelques grammes de beauté dans un monde de brutes.

Pour les non-botanistes, ce que vous voyez en rose sont les inflorescences, les fleurs sont toutes petites, au milieu.

Bonne fin d’été !

Glace au cassis sans sorbetière

glace au cassis ©cocineraloca.fr

J’ai réalisé cette glace « par inadvertance » : il me restait de la préparation du Flummery au cassis, et je l’ai versée vite fait dans un récipient en plastique hermétique et envoyé au congélateur. Normalement, quand on n’a pas de sorbetière, on doit remuer la préparation à la fourchette à intervalles réguliers (toutes les 30 min environ) jusqu’à ce que la glace prenne. Mais voilà, j’avais fait le flummery pour des invités et au cours de la soirée, j’ai oublié ma boîte qui dormait dans le congélateur. Et le lendemain, surprise, j’ai obtenu une glace moelleuse tout plein ! A sortir quand même du congélo 10 min avant la dégustation.
Pour la recette, je vous renvoie au flummery, la seule différence, c’est qu’il n’y a pas de couches de purée de cassis dans la glace. Et pardon pour la photo : ce n’est pas ce que j’ai fait de mieux, mais la glace ça fond.

Flummery au cassis (cuisine anglaise, suite)

flummery au cassis ©cocineraloca.fr

Voici une deuxième recette anglaise traditionnelle tirée de mon livre du National Trust. Le mot « flummery » viendrait du gallois« ilimru » et désignait à l’origine des plats à base d’avoine consommés avec des sauces de fruits. Cette version à base de crème fouettée daterait du 19ème siècle.

J’ai choisi cette recette parce qu’elle est à base de cassis, un petit fruit que j’adore (et encore plus l’odeur des feuilles des pieds de cassis) et qui me semble passé de mode en région parisienne. On trouve facilement des framboises, des myrtilles ou des groseilles sur les étals de marchés parisiens, mais du cassis ? J’ai dû ramener le mien d’un week-end en Normandie pour pouvoir faire cette recette. Les proportions sont généreuses et j’ai congelé le surplus de préparation, qui s’est transformé en délicieuse glace au cassis ! Pensez-y si vous vous lancez dans cette recette. [Read more →]

Fool aux groseilles et sirop de sureau (Elderflower and red currant fool)

Fool aux groseilles et sirop de sureau ©cocineraloca

Je fais partie des givrées qui adorent la cuisine anglaise. Si ! Si ! J’imagine déjà les ricanements des lecteurs qui croient que les britanniques ne se nourrissent que de fish and chips et poussent des cris d’orfraie quand on évoque l’agneau à la menthe (je suis sûre qu’ils n’ont jamais goûté). La cuisine anglaise est effectivement capable du pire comme du meilleur, mais à mon sens la cuisine française aussi : imaginez un touriste qui penserait que les français ne mangent que de la choucroute en boîte et des tripes à la mode de Caen ? Pour moi, la cuisine anglaise évoque les scones avec de la clotted cream, les fools à base de fruits rouges, les possets, le Yorkshire pudding etc.
Donc j’ai décidé de vous faire partager le meilleur de la cuisine anglaise en publiant quelques recettes tirées de « Complete Traditional Recipe Book » par Sarah Edington, un livre édité par le National Trust Books
D’autres recettes suivront au fil des mois et du temps dont je disposerai pour les traduire et les tester.
Si vous lisez l’anglais, allez faire un tour ici et , ça devrait vous intéresser

Voici donc la première recette. D’après mon bouquin la première mention d’un groseiller en Angleterre date de 1276. C’est dire si cette recette est ancienne.
Le sureau doit être aussi commun dans les campagnes anglaises que dans celles de ma Normandie natale. Pour les urbains comme moi, j’ai acheté une bouteille de sirop de sureau à l’épicerie d’un magasin Ikéa !

sirop de sureau ©cocineraloca.fr

Fool aux groseilles et sirop de sureau

Réalisation 1h + 2h de repos au frais
Cuisson : 10 min environ

Ingrédients
250 g de groseilles
80 g de sucre en poudre
4 cuillers à soupe de sirop de sureau
20 cl de crème liquide
1 cuillerée à soupe de sucre glace

Réalisation
Purée de groseilles : passer rapidement les groseilles sous l’eau courante pour éliminer les poussières et débris. Egrainer à l’aide d’une fourchette et disposer les baies de groseilles dans une casserole. Couvrir et cuire à feu très doux jusqu’à ce que les fruits cuisent et rendent du jus. Passer au mixeur pour réduire en purée. Laisser refroidir et tamiser cette purée à l’aide d’un tamis, d’un chinois ou d’une passoire. A mon sens c’est l’étape la plus fastidieuse de la recette. Sucrer la purée et ajouter le sirop de sureau
Crème Chantilly : battre la crème liquide à l’aide d’un fouet, incorporer le sucre glace quand la crème commence à épaissir, arrêter quand la crème a doublé de volume, est bien ferme et forme des pics autour du fouet.
Réserver quelques cuillerées de purée de groseilles pour la décoration. Incorporer délicatement la purée de groseilles à la crème chantilly à la spatule.
Montage : à l’aide d’une cuiller ou d’une poche à douille, répartir la crème obtenue dans des ramequins ou des verrines en alternant avec la purée de groseilles réservée. Finir par un peu de purée de groseilles et décorer avec quelques baies de groseilles. Mettre au frais au moins deux heures avant de servir.

Pour finir, je rappelle aux distraits que les fruits rouges, ça tache….